L’artiste
« Organique et mécanique, baroque et minutieux,
où les corps se réinventent entre dissections poétiques et architectures d’horlogerie. »
D’où vient cet amour obsessionnel
du détail ?
Tout commence à l’École Estienne, berceau des arts graphiques et de l’imprimerie. Charlotte Massip y apprend à lire une plaque de cuivre comme on déchiffre un secret en creux, par morsures successives.
De Vésale à Dürer, de Leonardo à Bellmer, elle puise dans l’histoire de l’art pour construire un univers singulier où corps disséqués, mécaniques d’horlogerie et motifs baroques se superposent dans une même œuvre.


La gravure sur cuivre,
une technique ancestrale
mais jusqu’où ?
Ses premières estampes sont de petits formats, presque intimes. Mais déjà, le trait intrigue : précis, incisif, presque chirurgical — et pourtant délicatement ornemental.
Squelettes alanguis, figures ouvertes, anatomies traversées de rouages… On pourrait y voir une forme de gravité, voire de morbidité. Pourtant, quelque chose déjoue cette lecture. Un humour discret, parfois surréaliste, s’y glisse.
Charlotte Massip joue avec nos inquiétudes, détourne les codes, transforme la mécanique du corps en motifs décoratifs, presque floraux. Chez elle, l’estampe n’est jamais une finalité. C’est un terrain d’expérimentation : inciser, mordre, imprimer, superposer… Toujours aller plus loin, au sens propre comme au figuré.
« Mêler narration et ornement, imaginaire et usage. »
Et si l’œuvre quittait le cadre pour habiter le mur entier ?
C’est le grand tournant. Formée à l’imprimerie, Charlotte revient aujourd’hui à cette origine avec une ambition nouvelle : imprimer en grand, très grand.
Naît une magnifique collaboration avec Delphine Trébosc, photographe et graphiste de talent, qui a permis à cette collection de papiers peints sur-mesure de voir le jour.
Comme Piero Fornasetti fit déborder son monde intime sur les murs des intérieurs italiens, Charlotte déploie son univers baroque et singulier à l’échelle d’une pièce entière.

L’artiste en mouvement
Découvrez Charlotte Massip dans son atelier — le geste, la presse, le cuivre qui prend vie sous la pointe sèche.

Qui se cache derrière
cet atelier de Fontenay‑aux‑Roses ?
Charlotte Massip ne cesse de surprendre par la richesse de son parcours, fait de détours féconds plutôt que de lignes droites.
La décoration intérieure comme extension sensible
Aujourd’hui, plus que jamais, Charlotte Massip s’attache à la décoration intérieure, non comme un simple décor, mais comme une extension sensible de son univers artistique.
On y découvre aussi d’autres formes : boîtes lumineuses, véritables aquariums d’images, expérimentations hybrides… Toujours cette même volonté : mêler narration et ornement, imaginaire et usage.












